Punir… quelles conséquences?

Les inconvénients des punitions : pourquoi elles sont inefficaces ?

La punition est bien souvent une réponse quand on se sent à bout, et qui nous permet d’avoir le sentiment d’avoir le contrôle… En réalité nous punissons par manque d’autorité!

La punition au lieu d’arranger les choses (d’aider l’enfant à se construire, à se forger une bonne image de lui-même…) va même aggraver le problème.

Par exemple un enfant puni parce qu’il a tapé son frère… ressentira encore plus de ressentiment envers son frère !

La punition n’aide pas l’enfant à se sentir compris, entendu, ni à prendre conscience de sa responsabilité, ni comment réparer…

Image associée

Les « 4 R » de la punition :

Des résultats négatifs à long terme

. La Rancœur

Les enfants punis peuvent estimer que d’une part la punition n’est pas juste et d’autre part ils ne peuvent pas faire confiance aux parents.

. La Revanche

Les enfants punis auront envie de gagner à la prochaine confrontation pour rééquilibre le jeu de pouvoir.

. La Rébellion

La plupart des enfants punis refusent la soumission. Ils ont alors à cœur de prouver aux adultes que ces derniers ne peuvent pas les obliger à faire ce qu’ils veulent.

. Le Retrait

Le retrait peut s’exprimer sous deux formes :

l’élaboration de stratégies du « pas vu, pas pris »

la baisse de l’estime de soi : « Je ne vaux rien, je suis méchant, je suis nul, je mérite de souffrir…»

punition

Nous cherchons tous à éviter les punitions (oui, même nous les adultes!) ðŸ™‚

Infliger une punition à son enfant, c’est appuyer sur ce qu’il a fait de mal (à nos yeux en tout cas). La répression et un système punitif qui nous entraîne à éviter la sanction.

C’est la « peur du gendarme ». Celui-ci devient la cause de notre problème et nous cherchons à l’éviter.

Avec un système préventif, cela nous entraîne à réfléchir et à prendre conscience de ce qui est bien ou mal. Nous ne sommes plus dans l’évitement de la punition, mais dans la réflexion.

La punition, source d’agressivité et de violence

Dans son livre « Pour une enfance heureuse », Catherine Gueguen expose des études neuroscientifiques en faveur d’une éducation sans violence éducative ordinaire (dont les punitions font partie).

Comme par exemple, Jeewook Choi, de l’université de Harvard, qui a publié une étude en 2009 qui montre que les paroles humiliantes, méprisantes, blessantes ont des répercussions néfastes sur le cerveau des enfants et altèrent le fonctionnement des circuits neuronaux et de zones participant à la compréhension du langage.

D’autres études montrent que la violence éducative ordinaire induisent des risques d’agressivité chez les enfants qui en sont victimes.

Une discipline trop rigoureuse peut provoquer l’inverse du but recherché.

« Plus le parent est dur, rigide, non compréhensif, plus l’enfant ressent de la colère contre le parent. Il peut devenir réellement agressif. Il va faire subir aux autres ce qu’il a subi, c’est-à-dire les dominer, les soumettre par la force, l’humiliation. La provocation devient sa manière d’être. » – Catherine Gueguen

La « morale » de la punition entraîne une confusion des règles éthiques : « on a le droit de faire souffrir quelqu’un pour faire du bien ».

Résultat de recherche d'images pour "ENFANT PUNI"

Les punitions peuvent nuire à la santé et au bien être des enfants

L’éducation par la peur et les punitions génèrent du stress chez l’enfant. Le stress est associé à une sécrétion élevée de cortisol qui a de nombreuses répercussions néfastes sur l’organisme.

 « la sécrétion prolongée de cortisol peut aussi modifier le métabolisme et l’immunité de l’organisme, entraîner le développement de maladies chroniques, des maladies auto-immunes et avoir des effets redoutables sur le cerveau immature de l’enfant. » – C Gueguen

Résultat de recherche d'images pour "parents enfants"

Si je ne punis pas alors…. je ne fais rien!!?

Supprimer les punitions ne signifie pas devenir laxiste, ou « dire oui à tout » … voici quelques pistes qui peuvent nous aider à faire autrement. Il s’agit de différents outils de la parentalité positive qui s’inscrivent dans une logique « gagnant / gagnant » : stopper le comportement inapproprié (=respect du besoin du parent) dans le respect du besoin de l’enfant.

L’idée est d’essayer de piocher les outils les plus adaptés selon les différentes causes des comportements inappropriés. En voici quelques uns :

S’adapter au stade de développement de l’enfant.

Il est essentiel d’adapter les « règles » au stade de développement de votre enfant.

Nous avons à garder beaucoup de souplesse et rendre le quotidien de l’enfant simple et sécurisant. La punition est parfois la conséquence d’une demande non adaptée à l’enfant.

Planifier – Utiliser les « routines »

Annoncer à l’enfant l’ensemble des actions de la journée va lui permettre de se préparer. Beaucoup d’enfant ont l’angoisse de l’inconnu. Une telle situation peut s’avérer stressante et est sujette à « crise » et donc à « punition ».

Manger=lavage des dents, après le bain= le repas … En créant ces associations, on installe des automatismes qui facilitent le quotidien…

Gérer les changements d’activité

Combien de parents aimeraient voir leur enfant arriver illico presto au premier « A table! »

Le problème est que l’enfant est déjà sûrement en train de faire une autre activité. Pour éviter une crise puis une punition, il est possible de dire à l’enfant « Dans 5 minutes nous passerons à table ». Pour l’aider à visualiser ce temps vous pouvez utiliser un sablier ou bien un minuteur de cuisine (objet ludique pour l’enfant qui plus est).

Ecouter l’enfant, favoriser la verbalisation

Avant de parler, écoutons et montrons une attitude empathique pour permettre aux émotions excessives (qui bloquent les capacités de raisonnement et de mémorisation de l’enfant) d’être libérées. Écoutons et « reformulons » ce que nous entendons

Offrir des choix fermés 

« Tu prends ton bain avant ou après le dîner ? » plutôt que d’ordonner d’aller au bain. « Tu poses ta tétine sur la commode ou dans ton lit ? »,« On rentre à la maison par le parc ou par la route ? », « Un tour de toboggan ou 5 minutes de balançoire avant de partir ? » etc…

Responsabiliser l’enfant

Décrire sans menacer ni juger les conséquences possibles de ses actes. C’est la meilleure façon pour lui d’apprendre.

Lui permettre de réparer

Résultat de recherche d'images pour "EVITER DE SE FAIRE PUNIR"

« La carafe d’eau est renversée ? De quoi as-tu besoin pour nettoyer? »

La réparation est un excellent moyen d’apprendre pour les enfants.

 

……

Malgré tous nos efforts et notre adaptabilité, notre enfant est toujours susceptible d’avoir, à un moment donné, un comportement qui nous déroute.

Prendre le temps de l’écouter et de faire preuve d’empathie pour trouver la cause initiale de son « problème » est souvent une bonne option. La punition est toujours évitable.

Gardons à l’esprit que notre enfant absorbe et assimile les comportements parentaux.

Si nous faisons preuve d’une attitude positive,constructive, d’écoute, d’empathie et de bienveillance, il y a de grandes chances pour que nos enfants reproduisent ces comportements positifs en société et dans l’éducation qu’ils donneront à leurs enfants.

Vous trouverez des pistes et des compléments, des ressources, des outils concrets en participant par exemple à un atelier de parents :

ATELIER PARENTALITÉ POSITIVE : STOP AUX CRISES!

Le métier de parent est difficile, exigeant et il demande de la créativité, de la patience et de la disponibilité que nous n’avons pas toujours bien sur, nous vivons dans un monde stressant, et nous sommes des humains avant d’être des parents!

Peut être que, comme cela a pu m’arriver par moment, vous aurez  le sentiment que rien ne fonctionne, d’être épuisé! …Parfois, il faut simplement être indulgent envers soi-même et son enfant.

Lâcher prise (c’est comme lâcher l’affaire en version consciente!)…

C’est se dire « Mais pourquoi je dis ça / je demande ça / j’interdis ça, finalement ? » Est-ce dangereux pour elle ? Non. Est-ce dangereux pour quelqu’un d’autre ? Non. Est-ce que ça nie un besoin important pour moi ? Non. Est-ce que je demande ça par habitude / par convention / parce qu’on me le demandait à moi ? Oui. Bon, et bien si je veux, je peux lâcher prise.

Accepter qu’en fait, ce n’est peut être pas si important…. jouer

Stop aux crises Je gère! Des astuces concrètes pour améliorer le quotidien!

Céline BARRAU Thérapeute animatrice FILLIOZAT

Coaching et formation à La Garde (83130)

 

 

 

Sources : famille-epanouie.fr, apprendreaeduquer.fr, happynaiss.fr

Laisser un commentaire