Des mots qui blessent nos enfants…

« Tu es nul! », « Ta sœur est mieux que toi », « Je n’aurai pas du faire d’enfant! »…

Les mots ont un impact aussi fort que des violences physiques!

Un parent peut blesser son enfant ou le stresser en utilisant les « mauvais » mots et sans intention de le blesser bien sur.

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Aucun parent n’est parfait, et ça nous arrive à tous de dire des mots qui blessent.

Le plus important est d’être conscient de l’impact que peuvent avoir les mots sur un enfant et pouvoir apprendre comment dire autrement.

Depuis des générations la société véhicule l’idée que, pour bien élever les enfants, il est nécessaire de recourir à des moyens coercitifs (punitions, chantages, menaces, humiliations…).

Même de petites phrases qui nous paraissent anodines peuvent blesser et marquer un enfant durablement dans sa confiance, dans sa manière de voir le monde et dans sa relation avec les autres.

Plusieurs incidences ont pu être observées : baisse de l’estime de soi, manque de confiance en soi, obésité, eczéma, suicide, conduite addictive, délinquance, dépression, toxicomanie…

Quand les mots dépassent la pensée

S’il nous arrive de dire des mots que nous regrettons, il reste toujours possible de réparer.

Ce n’est pas un manque d’autorité ni un signe de faiblesse que de s’excuser auprès de son enfant.

violence éducative

 

Au contraire, ça lui montre l’exemple, et lui permet de modéliser et ça lui signifie qu’il compte vraiment pour nous!

 

Les gens pensent que « c’est normal » puisque c’est ce qu’ils ont vécu…

Ces phrases qui blessent, qui humilient, c’est par exemple:

  • J’en ai marre de toi!
  • Tu es nul!
  • Regarde, lui il sait bien nager!
  • Tu me déçois, après tout ce que j’ai fait pour toi cet après midi!
  • Je ne veux plus te voir, je ne te parle plus!
  • Tu n’as pas honte!
  • Ta sœur est gentille elle!
  • Relève toi ça ne fais pas mal. Arrête de pleurer pour rien!’ …

… beaucoup d’entre nous les ont entendues lorsqu’ils étaient eux mêmes enfants, c’est pour cela qu’ils nous arrivent de penser que « c’est normal », et que nous avons du mal à le percevoir comme étant de la violence.

Quand un mot blesse, il y a violence et on ressent un coup au cœur.

La douleur vient du fait que les mots nous touchent dans notre intimité et notre intégrité. C’est notre être tout entier qui est touché en plein cœur par ces mots.

Qu’ils génèrent honte, peur ou colère, ces mots affectent nos capacités et blessent ce que l’on est. Ces mots focalisent sur un trait, et notre identité se retrouve alors résumée à ce trait!

Quelques pistes pour mieux communiquer 

  • Lorsque un comportement de mon enfant m’excède prendre le temps de reprendre mon calme avant d’interagir avec lui.
  • Sous stress il nous est impossible d’apporter une réponse éducative!
  • Attendre un moment où je suis seul(e) avec lui pour aborder les situations difficiles qui provoquent des tensions entre nous.
  • Il est souvent plus facile de se comprendre et de trouver des solutions lorsqu’on n’est pas pris dans l’émotion du moment.
  • Afin d’aider l’enfant à identifier et nommer ses émotions, je peux aussi nommer ce que je ressens. (Par exemple, j’ai eu une journée difficile, je le lui dis simplement et je peux préciser que mon « état » n’a rien à voir avec lui….)

Plus d’astuces et d’infos : « Atelier Stop aux crises je gère! »

 

Céline BARRAU Coaching et thérapies brèves,Formatrice Filliozat 

Coaching et formation à La Garde (83130)  et à distance

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources : RMC.fr, Naitre et Grandir…

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